Le point de départ

Par où commencer?

Notre terre est aride et rocailleuse. Ceci dit, elle est riche en souvenirs et fertile en moments heureux. Un jour, je vous raconterai l’histoire de cette terre perdue puis rachetée par la détermination de mes grands-parents.

PrtScr capture

«Conservez cette terre, un jour elle sera ce que vous avez de plus précieux». Comme une prédiction avérée, mon père se plaît à me rappeler cette phrase que lui disait sa mère. Lorsqu’il le fait, c’est l’oeil fier de voir ma démarche et la passion que j’éprouve pour son lègue. C’est le coeur nostalgique d’avoir jadis eu les mêmes ambitions. Ambitions étouffées par les obligations financières et familiales.

J’ai acquis une indépendance financière relative par des changements radicaux apportés à mon mode de vie; j’ai minimisé mes dépenses et vendu mon encombrement. N’eût été mon droit sur cette parcelle du lot familiale, ma situation financière acquise par la simplicité volontaire m’aurait aisément permis de faire l’acquisition d’une terre à bois. L’achat de la terre représente une difficulté d’accession à ce mode de vie c’est certain; elle ne devrait pas pour autant en décourager le lecteur. Dans certaines régions, la campagne est désertée et nombreuses sont les opportunités pour qui ouvre les yeux. La relève est souvent inexistante pour la vieille garde, des propriétés sont liquidées pour une bouchée de pain. Tout est une adéquation entre temps et argent. Êtes-vous prêt à vous éloigner de la ville, Êtes-vous prêt à faire vous-même les rénovations? Êtes-vous prêt à adapter vos habitudes pour vivre autrement?

Acheter et habiter la terre devraient être les dernières étapes d’une démarche de décroissance comme la mienne. La planification budgétaire, apprendre à vivre avec peu, développer un réseau d’entraide et un sens communautaire, se familiariser avec des savoirs pragmatiques; autant de choses à mettre en place même dans un appartement du centre-ville.

L’intensité niveau gazelle

L’intensité de la gazelle; c’est une analogie que j’aime emprunter de Dave Ramsey, mon mentor en matière de finance personnelle. La prémisse étant que les réels changements s’opèrent au moment où l’on atteint le point de non-retour. Cet instant où l’on réalise que dans cet écosystème, nous sommes les proies et la société de consommation le prédateur. Quand on sent les dents de la bête toucher notre jugulaire, on court avec des forces insoupçonnées. C’est à ce moment qu’on libère le génie créatif nécessaire pour mettre en place des solutions et revoir nos priorités. On rembourse ses cartes de crédit une après l’autre, on les découpe en morceaux et on ferme les comptes.

Si c’est votre rêve, mettez tout en place pour un jour dire «Conservez cette terre, un jour elle sera ce que vous avez de plus précieux».

14 Replies to “Le point de départ”

  1. Beau texte de départ et je suis tout a fait d’accord . Que ce soit la santé physique , la santé financière , la santé émotionnelle , ect… Ou un ensemble de ses facteurs . Lorsqu’on atteint une limite a ne pas franchir ou que cette limite soit malheureusement franchi . Le changement est nécessaire , puis la nécessité est bien la mère de l’invention . Merci , j’ai moi aussi la chance d’avoir une terre majoritairement boisée que mon père m’a donné en héritage . Comme je suis retraité c’est mon loisir principal d’aller me refaire une santé la-bas . Cabane a sucre en construction et j’espère semer et planter quelque fruitiers l’an prochain . Projet d’autosuffisance en marche lente .

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  2. mon conjoint et moi aussi onts achete un terrain au petit saguenay bien-tot et onts va vivre a l’ancienne pas rien ,onts va partir a zero,faire notre jardin et avoir des animaux pour vivre sans etre oubligé d’acheter dans les commerce….ont aura pas d’electricité onts va chauffé au bois et faire un chambre froid pour la viande et cannage…

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    1. Une chose simple et rapide c’est d’utiliser vieux frigo ou congel . C’est déja isolé c’est gratuit et facile a modifier pour être plus performant . En attendant d’avoir une vrai chambre froide creusé dans le sol . Je suis du côté sud du fleuve dans le coin de Rimouski .

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      1. merci Patrice j’avais pas penser a sa…jai bcp a apprendre mais un coup rendu la bas onts as bcp a faire surtout il as pas d’eau pas rien dans le fond…jai acheter une toilette chimique pour la bas,onts commence vraiment avec juste une maison qu’onts doit tout refaire les planchers les murs tout mais onts as tellement hate

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      1. Super, merci Patrice! Mélinda, mon conjoint et moi venons juste d’emménager a Petit Saguenay et avons les mêmes objectifs que vous! On devrait prendre contact! 🙂

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      2. nous somme pas encore la-bas onts attand que notre terrain soit dézoné un coup sa fait onts refait la maison pour entrée dedans onts as tellement hate d’etre rendu la bas

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  3. la préparation en appartement c’est ce que nous somme entrain de nous entraîner, nous prévoyons nous éloigné pour trouver ses ilots . votre premier paragraphe était un copier coller de notre vie je me rend compte de notre lacune communautaire il serait intéressant d’entendre une de vos rubrique sur l’entraide communautaire

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  4. Quelle surface de forêt est nécessaire pour permettre la survie d’un homme ? et une vie « décente » ? sans que son environnement de devienne sinon stérile, mais au moins fortement apauvri.
    Rappelons-nous que les trapeurs ne vivaient pas en sédentaires mais devaient parcourir de longues distances pour s’approvisionner. Actuellement, avec l’engouement pour le végétarien, les besoins peuvent être satisfaits avec une petite agriculture, mais s’il faut vivre de cueillette, il faut aussi beaucoup se déplacer et le partage des ressources devient une source de conflits.
    Dans les régions tempérées ou soumises aux moussons, la surface par habitant est plus réductible, mais il y a toujours une surface vitale à préserver.
    Pour info, mes parents avaient fait le même choix vers 1945 (après la guerre les restrictions on perduré). Je me souviens que je criais plus fort que le goret lorsqu’il était saigné ! Au coeur de la France, dans la campagne de la Creuse. C’était une vache qui tirait la charrue, Elle y a laissé son lait, mon père sa santé en magnant la cognée. Ils avaient acheté la ferme en viager et ont tout perdu.
    Cela pour rappeler qu’il faut garder les pieds sur terre, ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier, etc…
    Exemples: comment votre famille s’en sortira-t-elle en cas d’incendie de forêt ?
    Si vous mettez le pied dans un piège posé par un trapeur iresponsable légal ou pas ?
    On ne peut pas tout prévoir, et votre histoire montre qu’ »il faut avoir des ambitions assez grandes pour ne pas les perdre de vue en les poursuivant » !
    Bonne aventure.

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